Cibombo

OUTILS & VIE

I.PA.ME.C

Initiatives PAniers des nagères de Cibombo

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Le site de Cibombo (Tshibombo)

Mise à jour : 01-05-2014 : Nouveau plan "Centre-IPAMEC-Cibombo" et "Plan_Cibombo_en_ detail"

En 1993, les autorités de Mbuji-Mayi ont été incapables de loger cet afflux subi de plus de 60.000 réfugiés kasaïens chassés du Katanga et arrivant chez eux, ne parlant même plus le "Tshiluba", la langue locale des Kasaïens, mais bien le "Swahili" en usage au Katanga. Elles ont donc préféré installer ces réfugiés à Cibombo (Commune de Bipemba - District de Tshilenge) à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Mbuji-Mayi au nord de la route reliant Mbuji-Mayi, la capitale du Kasaï Oriental, à Kananga, capitale du Kasaï Occidental. Il s'agît d'une savanne herbeuse de 2 kilomètres sur 3, située à une altitude moyenne de 735 mètres et qui a été divisée en 2300 parcelles, réparties le long d'axes horizontaux et verticaux sensés représenter les rues ou avenues, en réalité de simples chemins de terre. Vous pouvez observer Cibombo depuis Satellite via le programme "Google Earth" avec les coordonnées suivantes : 6° 06' 00 Sud - 23° 30' 54" Est.

 

Vous pouvez encore utiliser le pointeur suivant : Voir Cibombo ou Voir Cibombo en détail (Vous devez disposer de "Google Earth" sur votre ordinateur pour cela. Agrandissez l'image avec la roulette de votre souris, et puis cliquez sur Affichage, Réinitialiser, Inclinaison et Boussole). Autrement, cliquez sur le lien suivant pour obtenir une Photo Google du Village de Cibombo (sans Google Earth). IPAMEC y a acquis depuis 1996 une, deux, puis trois et finalement 10 parcelles contigues de 20m sur 30m (Voir Centre-IPAMEC-Cibombo). Ainsi, le Centre de Développement d'IPAMEC à Cibombo s'étend maintenant (12/2014) sur un terrain de 100 mètres sur 60.

 

Aucune infrastructure n'a été construite dans le camp de Cibombo par les autorités, ni voirie carrossable, ni point d'eau, ni électricité. C'était la savanne, un point c'est tout. Pour les Européens qui ne connaissent pas très bien ces notions, la savanne, c'est une plaine herbeuse, de nature argilo-sableuse, au sol très pauvre et où ne pousse pratiquement aucun arbre : ce sont des herbes légères très sèches partout. Le climat est de type équatorial, avec une saison sèche de quatre mois (de Mai à Août), et une saison des pluies de 8 mois (de Septembre à Avril), durant laquelle les fortes chutes de pluies provoquent une érosion des sols dévastatrice de l'ordre de 5 à 8 cm par an. Sur l'équateur, le soleil se lève et se couche tous les jours à la même heure (6 heures et 18 heures) et les nuits, complètement noires sans électricité, sont longues, les trajets impossibles et la sécurité très aléatoire.

 

Les refoulés se sont immédiatement construits des abris au toit de chaume et en murs d'argile mêlée à de l'herbe. Quelques branchages consolidaient le tout. L'eau n'y existait pas, il fallait et il faut toujours aujourd'hui aller la chercher à 3,5 kms de Cibombo dans la rivière Nzaba, située au sud de la grand route Mbujimayi - Kananga et parcourir les 3,5 kms retour avec un bassin de 15 litres sur la tête ou deux bidons de 20 litres aux mains. Cette eau est toujours fortement souillée par les animaux, les gens qui s'y baignent, les lessives que les ménagères y font, les boues charriées par la saison des pluies.

 

Inutile de préciser que dans ces conditions, la mortalité a été extrême. De 1993 à aujourd'hui, la population du camp de Cibombo est passée de 60.000 à 14.500 habitants. Les habitants n'avaient d'autres choix que de se déplacer jusqu'à Mbuji-Mayi (10 kms) pour proposer leurs services en échange de nourriture ou de vêtements. Rapidement, les jeunes gens ont versé dans la rapine et le vol, les jeunes filles dans la prostitution, car il fallait que tous s'y mettent pour rapporter quelque nourriture à la famille.

 

Le résultat de cette situation est que cette population, chassée du Katanga, qui était éduquée, qui vivait normalement, avec du travail pour chacun dans la famille, dans une qualité de vie sanitaire et culturelle tout à fait remarquable, s'est retrouvée après cet affreux exode dans la misère la plus noire, avec une mortalité très élevée et avec des enfants déscolarisés et obligés de s'enfoncer dans une vie dévergondée simplement pour pouvoir survivre.